Une crise de découragement aigue - Maggy Stafford
Maggy Stafford

Depuis toute petite, j'aime écrire. J'ai un journal intime qui m'accompagne depuis plus de 10 ans maintenant. Mon besoin de communiquer ne cessant de grandir, j'ai voulu le transporter ici. J'ai tellement de choses à dire, il y a tellement de choses qui me passionnent, qui m'inspirent que je souhaite les partager avec vous. L'idée de vous savoir là, à me suivre, à lire mes aventures, mes critiques, mes idées fera en sorte que je souhaiterai partager de plus en plus avec vous tous. J'espère que vous aurez autant de plaisir à me lire que j'en aurai à vous écrire.

Une crise de découragement aigue

Une crise de découragement aigue - Maggy Stafford

Malgré le soleil qui brille dehors, je me sens triste. J'ai grandement besoin en ce moment de penser à moi-même pour me guérir d'une peine qui me hante depuis trop longtemps. Je ne sais pas pourquoi, mais la personne que j'aime ne me parle plus. C'est difficile pour moi de passer à travers ce moment de peine qui m'accable.

C'est en sortant du magasin de portes et fenetres Longueuil que j'ai lu un message de sa part. Je lui ai écrit il y a longtemps, et elle m'a enfin répondu. Je ne m'attendais pas du tout de lire le type de réponse que j'ai eu de sa part. Une douleur déchirante a parcouru mon corps en entier, et s'est terminé par un frisson qui a pris fin en forme de boule dans ma gorge. 

J'ai retenu mes larmes avec difficulté. Après tout, je marchais dehors, et je ne voulais pas que les autres passants me voient dans cet état d'esprit. L'élu de mon cœur me disait clairement dans le courriel que j'ai lu, qu'elle n'est plus en amour avec moi. Mais, il n'y avait aucune indication pourquoi je me retrouvais de nouveau célibataire. Je voudrais savoir, mais en même temps, je ne sais pas si je veux me faire blesser encore plus en demandant des explications. Peut-être que c'est quelque chose qui peut être réglé facilement, mais aussi, c'est possible que ce soit quelque chose que je ne pourrais pas accepter de changer dans mon comportement.

J'ai décidé de retourner chez moi immédiatement. C'était inutile de rester ici, devant la porte du magasin, en train de me morfondre, et de me prendre en pitié. Je sais que ce qui est mieux, c'est de laisser sortir la peine pour ne pas finir par endommager mon état d'esprit à la longue, avec le temps. Maintenir les sentiments n'est pas bon pour nous, et je tiens à laisser sortir le mal.

Enfin, la pluie s'est mis à tomber. Voilà qui m'aide : je peux laisser tomber les larmes que je retiens depuis dix minutes. Je quitte l'endroit qui va maintenant devenir un rappel constant de ce que je vis en ce moment. Je souhaite, par contre, que la douleur ne soit pas aussi vive qu'à l'instant.

En arrivant chez moi, j'ai vu que j'avais laissé la fenêtre ouverte. En la fermant, quelques gouttes de pluie sont venues asperger mon visage endolori par les pleurs qui encombrent mes yeux.